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vendredi 9 mai 2008

Petit article mordant

[Rec] n'était original, ni extraordinaire.

Ça je crois que vous l'aviez compris. Mais heureusement le cinéma fantastique ou d'horreur n'est pas moribond pour autant ! Il y a aussi des films différents, qui n'utilisent pas les codes du genre, ou qui les biaisent (ne me faites pas dire ce que je n'ai pas écrit). Et Teeth est de ceux là.

Teeth c'est l'histoire de Dawn, jeune pucelle blonde qui milite avec ferveur pour la pureté avant le mariage. Avec beaucoup de ferveur, et pour cause, la belle a une dentition acérée dans le vagin. Et une pas commode en plus, elle mord tout ce qui lui passe sous le clitoris (et oui, elle a pas de nez... la dentition je parles de la dentition).

Voilà le postulat un peu saugrenu du film. Un idée de départ un peu blague qui n'est pas traité franco de porc comme un "Gorge profonde" et son clitoris entre les amygdales. Mitchell Lichtenstein (avec deux "l"), acteur de série qui s'attaque pour la première fois à la réalisation, à l'écriture et à la production, a réussi un bien beau film. A la fois drôle, angoissant, gore (par moments) et même flippant (un peu). Toujours sur le fil, sans jamais basculer du côté "grosse comédie qui tâche" ou "film d'horreur qui tâche aussi", Teeth nous embarque dans une ambiance étrange. Le film surprend par sa volonté de se jouer des clichés et de ne jamais verser dans le prévisible.
Mitchell prend le temps d'installer le malaise au lieu d'enchaîner les scènes choc et travaille ses personnages au lieu de brosser ses seconds rôles à la va-vite. Et ils sont très biens illustrés par des acteurs juste et inspirés. Jess Weixler qui joue Dawn évolue avec son personnage, ses doutes, ses angoisses. C'est un plaisir de la voir craqueler la carapace de la petite prude du début du film et de rendre crédible sa descente aux enfers. J'ai envie de dire que c'est une actrice qui a du mordant, mais je ne le ferai pas tant c'est convenu et symptomatique d'une pauvreté d'esprit relevant de la maladie mentale.

Et pour un film avec une histoire blague, un autre écueil a été évité quand ils ne se sont pas contenter de montrer le scénario, mais de le travailler, de le mettre en scène et de chiader la photo.

Résultat : en plus d'être intelligent, original, drôle et frissonnant, Teeth est beau et délicat.

Donc, si vous n'êtes pas dégoutés par quelques scène gores, courrez le voir.
(j'en parlerai un peu plus demain dans Truckult)

Et puisque vous avez étés sympa, un ptiticlip du délicieusement absurde Udner :

Piticlip#4 - Gui Boratto - Beautiful Life envoyé par lablogotheque


Et n'hésitez pas à faire un tour sur le blog, très drôle, naissant des talentueux Thorn et Moatthieu
sobrement intitulé Pour quelques moutons de plus.





ATTIGER : Transmettre une maladie vénérienne.

mercredi 7 mai 2008

Waaaahahah, putain de merde !

Désolé mais il fallait que ça sorte.

Petit avertissement préliminaire : le message qui suit est celui d'un homme rendu ivre de testostérone et de super héros. D'un homme dont les yeux s'illuminent quand on parle de Madureira qui reprend les Ultimates (avec Venom en plus) ou de Dark Knight (putain de trailer, attention QuickTime demandé)...

bref d'un geek.

Car il y a une chose qui n'a pas pu vous échapper ces derniers temps, c'est la sortie d'Iron Man.
Et en bon fan de comics, je ne pouvais rater la sortie d'un film sur un personnage aussi important de l'univers Marvel. Surtout que le film promettait.

Iron Man (Tony Stark) c'est le pendant Marvel de Batman (DC comics), un personnage sans superpouvoirs, un playboy milliardaire qui joue aux superhéros la nuit. Un héros tourmenté, humain. torturé et secret pour Batman, là où Iron Man est cynique, désabusé, quelque peu inconscient et alcoolique notoire. Bref un personnage plein, riche et qui semblait écrit pour Robert Downey Jr. Ce dernier se glisse dans sa peau avec une aisance impressionnante et fait du premier quart d'heure un délice de misogynie, de cynisme et de vannes piquantes (pour ne pas dire franchement lourdes).

Donc petite régalade.

Puis ça dérape un chouilla.
Tony Stark est enlevé par de méchants méchants qui se servent des armes que son entreprise vend et qui l'obligent à construire un missile de pointe. Et là il s'agit (si vous voulez rester un tant soit peu dans le film) de laisser son esprit cartésien au vestiaire. Parce que ce que j'ai oublié de vous dire c'est que Tony est un véritable petit génie, comme c'est très bien expliqué dans le petit clip de 10 secondes qui résume sa vie, au début du film. Mais en fait il est même plus que ça, c'est un dieu. Et oui, car on apprend qu'il est capable de fabriquer un mini-réacteur néo-thermo-plasmo-techno-nucléaire qui tient dans la main à partir de trois bouts de vieux missiles. De ne pas se faire repérer par les 5-6 caméras de sa geôle pendant qu'il construit une armure de 2,50 m pour un bon quintal, en se payant même le luxe de faire des essais...
Et le tout dans cette fameuse grotte afghane qui est le symbole de l'éloignement absolu dans toutes les blagues post-11 septembre.

Bon jusqu'ici, d'aucuns diront que je pinaille, que si je cherchait de la crédibilité il fallait pas que j'aille voir un film de superhéros. C'est bien vrai, jusqu'ici rien de scandaleux (je vous rappelle que superman arrête des balles avec son œil et que Brett Ratner a été choisi pour faire Xmen 3).
Nan, c'est après qu'il y a de quoi tiquer un petit peu. Tout d'un coup ce playboy acerbe devient en un clin d'œil un doux agneau qui vise le bien de son prochain, et en devient par là même très fadasse.
Je suis fan du personnage du comics tête brûlée alcoolique, qui passe de femme en femme comme d'autres changent d'avatar Facebook. Seulement c'est le problème chronique des adaptations de comics à l'écran (exception faite de Sin City) on perd de la noirceur, de la profondeur, ce petit côté un peu trash qui fait tout le sel.

Heureusement qu'il reste la sublissime Gwyneth Paltrow et le délicieux Jeff Bridges et son nouveau look choc.
Ils jouent tous les deux fort bien comme à leurs habitude. Car ils font partie des ces rares acteurs qu'on est toujours content de retrouver et qui nous déçoivent rarement...

Et puis y'a les effets spéciaux qui claquent leur mère ! Bref si vous voulez avoir votre dose de testostérone n'hésitez pas ! Et surtout restez bien jusqu'à la fin du générique, parce que rien que ça pour un gros fan ça vaut le prix de la place. D'ailleurs je ne résiste pas à l'envie de le mettre ici.

Attention, image dégueulasse et spoiler inside :





Edit : il semblerai que la Paramount ne veuille pas que l'on profite des premières paroles de Nik Fury joué par Samuel L. Jackson à l'écran. Tant pis, je suis sur que vous arriverez à la trouver sur le net, petits débrouillards !


ATTENTION AUX ÉPLUCHURES : Méfiez-vous des conséquences. Exemple : Fais gaffe aux épluchures, c'est un fourgue : attention ! n'achète pas chez lui, c'est un receleur.

mardi 29 avril 2008

Réquisitoire contre tous !

Je me sens un peu seul en ce moment.
Rassurez vous, ma vie sentimentale et sociale se porte très bien (je suis sur facebook). Non, c'est au niveau cinématographique que je me sens seul. Car j'ai été assister à la projection de [rec] la semaine dernière. Et je ne suis pas, mais alors pas du tout, d'accord avec le buzz* qui l'entoure dans les divers médias.

S'il est vrai que [rec] est efficace, c'est grâce à des techniques éculées (et ce n'est pas une faute de frappe), zombies, noir complet, caméra subjective et vieille mémé en culotte avec un marteau. Mais sans que le scénario ni la réalisation ne présente la moindre once d'originalité, Et c'est pas l'héroïne bombasse qui me contredira.
Quand à la version française (malgré mes efforts pour y échapper, je n'ai pas trop eu le choix) elle ne fait que renforcer l'impression d'amateurisme. Car on a l'impression que le film a été doublé par une bande de bègues qui ont enregistré dans un vieux hangar le long d'une voix ferrée...

Je ne comprend toujours pas les commentaires enthousiastes qui entourent ce film...
Il n'y a rien de nouveau, les personnages sont caricaturaux, les rebondissements prévisibles (sortis de la chute du pompier, il faut bien l'avouer), les acteurs hystériques et pour ce qui est de l'emploi de la caméra à l'épaule ses capacités ne sont qu'effleurées (elle ne sert qu'à renforcer l'immersion du spectateur).
Pour ma part ce film est anecdotique. Et je le crie bien fort, au risque de me fâcher avec nombre de mes amis.

En tout cas, toujours cette question qui trotte dans ma tête : Pourquoi les personnages s'enfoncent immanquablement dans les endroits sombres d'où s'échappent des cris étranges et où les murs sont maculés des sang ?

*bruit d'insecte



ATTIGé (Etre) : Malade, très atteint.
ATTIGER : 1) Transmettre une maladie vénérienne. 2) Exagérer. Ex : Attiger la cabane : dépasser la mesure. Synonyme : Tu bouscules !